Angèle Arsenault

Angèle Arsenault, née à Abram-Village, Île-du-Prince-Édouard, est la huitième d’une famille de quatorze. Chez les Arsenault, la musique était un moyen de communication : tous jouaient d’un instrument et chantaient dans les veillées. À 14 ans, Angèle, qui joue du piano et de la guitare, gagne un concours de chant à la télévision de Charlottetown.
Après avoir complété un baccalauréat à l’Université de Moncton et une maîtrise à l’Université Laval, elle déménage à Montréal, où débute officiellement sa carrière d’auteure-compositrice-interprète. En 1975, elle enregistre son premier microsillon, Première, et Leméac publie 50 de ses chansons dans un livre du même titre. L’année suivante, elle compose un disque en anglais, Angèle Arsenault. La célébrité arrive en 1977 avec Libre, album trois fois platine comportant les chansons qui marqueront sa carrière : Moi j’mange, De temps en temps moi j’ai les bleus, Je veux toute toute toute la vivre ma vie. La chanteuse se hisse à la tête de tous les palmarès et remporte un félix en 1979. Y’a une étoile pour vous paraît la même année.
Angèle Arsenault a également une carrière prolifique à la radio et à la télévision : à Toronto, elle anime une première série d’émissions télévisées intitulées Avec Angèle, qui lui vaut un trophée Hugo Award en 1974. Après avoir passé une saison à la télévision de Radio-Canada Atlantique, elle devient coanimatrice du Radio-Café Provigo avec Benoît Marleau, de 1985 à 1987. En 1989, elle est à la barre de l’émission matinale acadienne Bonjour l’Atlantique. Elle participe ensuite à la série Alphabus pour le Canal Famille ainsi qu’à plusieurs épisodes de Sesame Street. On la retrouve également dans la télésérie Au nom du père et du fils. Par ailleurs, elle écrit et produit avec Sylvie Toupin Pour le meilleur et pour le pire, une pièce de théâtre qui traite de la violence faite aux femmes.
Le disque Bonjour Madame Bolduc, souvenir d’un spectacle présenté en hommage à la pionnière de la chanson québécoise, paraît en 1993, suivi de Transparente en 1994. À cette époque, la chanteuse retourne vivre à l’Île-du-Prince-Edouard. On lui dédie un musée à Mont-Carmel, municipalité tout près de son village d’origine.
En 1997, elle est décorée de l’Ordre de la Pléiade de l’Association des parlementaires de langue française. De plus, l’Association canadienne des éducateurs de langue française la nomme membre honoraire. En 1999, l’artiste reçoit un doctorat honorifique de l’Université de l’Île-du-Prince-Edouard. En octobre de la même année, elle lance Amour, un disque de 12 chansons originales qui s’adresse spécialement aux enfants. Les honneurs et les consécrations se poursuivent : en 2000, la chanteuse est nommée « femme de l’année » par l’Association internationale Zonta et, en 2003, elle est reçue Officier de l’Ordre du Canada.
Dans le cadre des célébrations des 400 ans de l’Acadie, elle se produit en Acadie, au Québec, en Ontario et en France. Par la suite, on la voit sporadiquement sur scène, notamment au Festival de la chanson de Tadoussac, en 2006. En mars 2008, elle chante aux Nuits acadiennes à Paris; elle reçoit le Prix hommage au Gala des Prix Éloizes en mai de la même année. En 2010, le Gala de la PEI Music Association lui décerne un prix hommage.
