Jean-Pierre Ferland

Né le 24 juin 1934 au cœur du Plateau Mont-Royal, Jean-Pierre Ferland connaît une carrière extrêmement prolifique : une trentaine d’albums, 3 comédies musicales, 3 recueils de chansons, des milliers de kilomètres parcourus en tournée, de multiples prix, et des heures d’animation, à la télévision comme à la radio, ont fait de lui une des figures artistiques les plus reconnues du Québec.

Celui qui se dirige d’abord vers les Hautes Études commerciales ––il a même été comptable pour la Société Radio-Canada! –– se tourne rapidement vers la musique et l’écriture. En 1958, il enregistre ses 4 premières chansons et plonge entièrement dans la vie artistique. C’est son deuxième album, comportant Les immortelles et Ton visage, qui permet au grand public de le découvrir.

Sa poésie voyage à travers le monde, tantôt au Québec, tantôt en France, voire en Belgique, en Pologne et au Japon. Partout, il courtise, charme, séduit. Il fait même son nid pour un temps à Paris, où il enregistre plusieurs albums. Il y donne de nombreux spectacles, notamment à l’Olympia, et on l’invite dans les festivals les plus renommés.

En 1970, le chansonnier s’« électrifie » : Jaune, le premier album-concept québécois, révolutionne le milieu musical; le spectacle du même nom, avec ses bulldozers sur la scène de la Place des Arts, produit aussi un effet-choc! Suit Soleil, autre grand succès, qui lui mérite le Prix du meilleur auteur-compositeur-interprète au Gala des artistes de 1972.

En compagnie d’autres rois sacrés de la scène — les Deschamps, Vigneault, Léveillée et Charlebois — Jean-Pierre Ferland crée le mémorable Une fois cinq, en 1976. L’album issu de ce spectacle se mérite le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros.

Les années passent, et Ferland demeure incontournable : ses albums Écoute pas ça (1995) et L’amour c’est d’l’ouvrage (1999) connaissent un grand succès, tant critique que populaire.

De 2005 à 2007, il se produit sur de nombreuses scènes du Québec avec son spectacle Trois fois Ferland, présenté comme son dernier, où il survole les moments marquants de sa carrière en 3 périodes : « Ton visage » (décennie 1960), « Jaune » (années 1970) et « Écoute pas ça » (des années 1980 à aujourd’hui). Au terme d’une tournée de près de 150 spectacles auxquels ont assisté plus de 100 000 spectateurs, Jean-Pierre Ferland donne une dernière représentation le 13 janvier 2007 au Centre Bell, avant de prendre sa retraite de la scène; du moins… c’est ce qu’il disait!