Patrick Juvet

Patrick Juvet est né le 21 août 1950 à Montreux, en Suisse. Il entre au conservatoire de Lausanne dès l’âge de 6 ans, où il apprend le piano. On lui propose, alors qu’il a 17 ans, de remplacer un mannequin pour une agence allemande; une nouvelle vie commence à Düsseldorf, sous les projecteurs! Mais ne n’est pas exactement ce que souhaite Patrick, qui est musicien avant tout. Deux ans plus tard, il quitte l’agence et gagne Paris.
Sa rencontre avec Eddy Barclay lui donne l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours, Romantiques pas morts, en 1971. Le lundi au soleil, un texte écrit pour Claude François, lui fait connaître son premier succès d’auteur, avant qu’il connaisse un succès d’interprète avec La Musica, un 45 tours dont il vendra un million d’exemplaires. Le succès se confirme : Écoute-moi, Au même endroit, à la même heure et Sonia gagnent le cœur du public.
Ses cheveux longs et blonds, son look romantique et ses mélodies populaires font de Patrick Juvet un « chanteur à midinettes ». Mais cette image ne colle pas vraiment à sa personnalité. En 1973 sort Love, un album écrit avec la collaboration de Jean-Michel Jarre : Patrick révèle enfin un peu de sa personnalité véritable. Il se produit pour la première fois à l’Olympia lors de la célèbre émission Musicorama. Maquillé tel un David Bowie de la période Ziggy, il est acclamé par les 3000 spectateurs présents. En 1974 est lancé Chrysalide, un album qui confirme sa métamorphose.
Mort ou vif paraît en 1976; on y trouve la chanson phare Faut pas rêver. La fièvre disco s’empare de l’Europe, vague sur laquelle Patrick surfe. Cette époque est celle de toutes les folies. Le chanteur est au sommet de sa gloire : il mène une vie de strass et de paillettes. En 1977 sort le 45 tours Où sont les femmes; un an plus tard, la chanson I love America est numéro un dans 15 pays, dont les États-Unis; en 1979, Lady Night est un autre grand succès. Le chanteur effectue en 1980 une première tournée européenne, précédée d’un concert mémorable à l’Olympia, à l’occasion duquel un disque est enregistré.
Le disco laisse place à d’autres styles musicaux. En 1982, Patrick Juvet lance Rêves immoraux, un opus hétéroclite sur le plan musical. Commence alors une période plus sombre, durant laquelle le succès n’est pas au rendez-vous. Le chanteur s’exile à Londres puis à Los Angeles. En 1991, il revient à Paris avec Solitudes, un album très personnel auquel Françoise Hardy, Luc Plamondon et Marc Lavoine apportent leur contribution. En 1995, il se produit au Zénith devant 8000 personnes, dans le cadre d’un concert organisé par Aides, une association de lutte contre le sida. Il interprète ses succès discos, qui lui valent une ovation bien sentie. Dans la foulée, il sort une compilation de ses succès, ce qui relance sa carrière sur les pistes de danse et les plateaux de télévision.
En 2005 paraît sa biographie, Les bleus au cœur. À partir de 2008, Patrick Juvet participe à la tournée Âge tendre et Têtes de bois. La même année sort une compilation de ses 50 plus belles chansons.
